Le Nouvel Obs

31.03.2011

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J'ai testé le « co-lunching »

12h30, un mercredi de mars : huit inconnus ont rendez-vous pour déjeuner dans un restaurant italien du 2e, à Paris. Il y a Jacqueline, traductrice ; Sylvie, chef d'entreprise dans le bâtiment ; Carine, dans l'audit chez Bolloré et passionnée de flamenco; Won, « dans le monde des chevaux »... Mais il y a surtout Miki, photographe japonaise, dont le témoignage en ces heures d'angoisse pour son pays éclipse la légèreté de ce repas entre esseulés du déjeuner, réunis autour de linguine aux tomates cerises et à la roquette.

Avec son récit poignant, Miki est l'exemple d'une intéressante rencontre (elles ne le sont pas toujours, sans doute) offerte par le co-lunching. Sur Facebook et maintenant sur un site dédié, le concept a été lancé il y a quelques mois par une communicante, Sonia Zannad, et un « serial entrepreneur », Frédéric de Bourguet (fondateur de Colocation.fr et de Speeddating.fr), à destination des travailleurs free lance, pigistes, chômeurs et autres lassés du déj. solitaire. Sur le modèle du réseau social, on crée son profil, on choisit une date et un restaurant (avec une certaine exigence gastronomique), et on lance une invitation en ligne. Libre à chacun de s'inscrire au colunch de son choix, et de venir converser (tutoiement spontané) des stages intensifs organisés à Dreux pour les sous-doués du permis de conduire, ou de la virilité comparée entre un homme qui commande un Coca light et celui qui préfère le Zéro. www.colunching.fr.

Lisa Vaturi

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